20 March 2008

Màrta Sebestyén – la reine de la musique folklorique hongroise


Ma copine polonaise, Liloubye m'a dit qu'elle voudrait savoir un peu plus de la musique hongroise, voilà, un petit morceau d'un grand sujet.

Interprétation passionnée de musiques d'ailleurs

Reconnue depuis longtemps comme la plus grande interprète de musique folklorique hongroise, Marta Sebestyén est cette voix suave et déroutante que l’on entend sur la trame sonore des films Le Patient anglais (Anthony Minghella) et Prêt-à-porter (Robert Altman).

Kismet * nous emporte à travers l’Europe, l’Afrique, l’Asie, sur des mélodies bulgares, roumaines, bosniaques, grecques, turques, indiennes et même irlandaises, via des chansons traditionnelles superbement arrangées et interprétées. La production de Nikola Parov ** est d’une qualité remarquable. Je ne connais aucun des musiciens, mais leur jeu témoigne d’une grande virtuosité; je soupçonne qu’ils viennent de milieux contemporains et même jazz.

On est ici très loin du plate collage d’un album en solde à la section musique du monde chez Wal-Mart. Avec Kismet, Marta Sebestyén livre avec passion des musiques qui ont trop souvent bien du mal à nous rejoindre… in America.

* Kismet : talisman que les jeunes filles turques portent autour du cou, sous leur chemisier, représentant leur destinée.


HANNIBAL RECORDS
Hiver 2005"
(Source : http://www.egzakt.com/fr/coups-coeur/a-ecouter/marta-sebestyenkismet)

** Je connais Nikola Parov personnellement, il était le chef du groupe bulgare/grec qui s’appelait Zsaràtnok et qui jouait la musique pour mon groupe de danse folklorique.
Ils ont fait un album ayant le titre Holdudvar (Cour de la Lune) qui présent une musique mélangée du jazz, musique classique et folklorique. Moi, j’adore...

La musique hongroise a des racines très profondes et ça était toujours très important dans la société. Pensons aux compositeurs Franz Liszt, Béla Bartòk ou Zoltàn Kodàly, le chef d'orchestre Sir George Solti, le pianiste Zoltàn Kocsis, la soprano Sylvia Sass, etc. La musique classique hongroise récupère sa source, des motifs de la musique traditionnelle où tout est commencé. Elle possède de caractère romantique, sensuel, sentimentale, virtuose, passionné, léthargique. La musique traditionnelle (folklorique) hongroise trouve sa place entre la musique occidentale et orientale...



Pour la nouvelle génération, Màrta est connue plutôt grâce à la chanson du film Le patient anglais (titre de la musique : L'amour, L'amour), j'ai traduit le texte ci-dessous...



L'amour, l'amour,
Maudit souffrance.
Pourquoi tu n’as pas fleuri
Sur le haut de tous les arbres.

Sur le haut de tous les arbres,
Sur la feuille du noyer.
Que tous garçons et les filles
Puissent te cueillir.

Moi aussi, je l’ai cueilli,
Et je l’ai laissé échapper.
Je l’ai cueilli,
Et je l’ai laissé échapper.

Un bon et un joli,
Comme mon amant d'avant



(Le texte termine là dans le film)



(Le texte continue là qui ne s'entend pas dans le film)

Mais je cueillerai encore
Si je trouve quelqu'un bien.

Pour mon amant d'avant,
Que je pourrais faire !
De la mer, avec une cuiller,
J’agréerais l’eau.

Du fond marin,
Je cueillerais des perles,
Et de tout ça, pour ma rose,
Je tresserais une couronne.





Un reportage avec Màrta en français :




Màrta travaillait avec le groupe Deep Forest qui est très populaire dans le monde entier (seul les français connaissent moins les groupes internationaux). Une de mes musiques préférées, c'est la chanson Marta's Song, bien sûre, avec Màrta :




La raison parmi plusieurs, c'est pourquoi elle est si sympa pour moi, vous allez peut être comprendre du reportage ci-dessous. Je l'ai traduit (reportage très court !)...



Une chanson pop-folk de Màrta : Tavasz, Tavasz (Printemps, Printemps)



CD de Màrta sur le site ciao.fr




19 March 2008

L’œil trompe le cerveau ou le cerveau trompe l’œil ?


Est-ce que vous comprenez ci-contre ? :

A la rcheehrce d’nue unsitervié aasnlige, il n’y a auucn icnortapme de qeul odrre les lterets snot dnas un mot, la selue olgioaibtn c’set que la pmerière et la derriène leertts deoinvt êrte a luer pclae. Les aetrus pneuevt êrte en dséorrde, poruntat le ttexe va êrte libslie et coibmprhleénse. C’set la csaue du fiat qu’on ne lit pas cqhuae letret indilluvidmeeent mias les mtos enretis.


Mais allons y, plus loin... Les chercheurs ont découvert que les enfants (à quel age ?) ne peuvent pas identifier l’image ci-dessous car ils n’ont jamais vu/eu une scène pareil. Eux, ils voient seulement des dauphins. Ce test montre que nous avons des pensées coquines : si vous ne trouvez pas les 9 dauphins pendant 6 seconds, l’affirmation est justifiée !





Si quelque chose bouge, tourne, ondule, vous devez avoir un break :)












Est-ce que les lignes sont vraiment parallèles ?





Est-ce que c’est vraiment spiral ?




Concentrez vous bien au croix au milieu, les points roses vont disparaître après un moment.




Regardez bien les quatre petits points noirs au milieu de l’image ci-dessous pendant 30 seconds. Puis, regardez un surface plat totalement blanc, dites moi ce que vous voyez !





C’est un test de Daily Telegraphe. Regardez l’image ci-dessous, testez d’abord que la femme tourne à quelle direction, puis retrouvez la réponse en bas de l’image.




Explication :

  • la personne qui voit la femme tourner dans le sens de mouvement de montre utilise plutôt le coté droite de son cerveau. Les mots clés de la qualité de cette personne : sentimentale, sensible, attentive sans voir les détails, imaginative, symboles et images, philosophie et religions, croyance, basée de phantasme, véhémente, créative.
  • la personne qui voit la femme tourner dans le sens inverse de mouvement de montre utilise plutôt le coté gauche de son cerveau. Les mots clés de la qualité de cette personne : logique, attentive aux détails, objective, mots et langage, présent et future, mathématique et science, compréhension et connaissance, rationaliste, pratique.

16 March 2008

Ne soie pas bavard !


Un jour Fabio m’a demandé un service de l’accompagner chez son photographe qui connaissait beaucoup de modèles vivants, c’était son métier. Il faut savoir que Fabio était un agent de modèles, il organisait plusieurs défilés pour les vêtements de prêt-à-porter et il cherchait régulièrement des modèles. Ce jour là n’était pas différent, sauf qu’il voulait que je traduise.

Nous sommes arrivé à un très grand atelier sombre à cause de la peinture noire sur les murs, seulement quelques réflecteurs allumaient des points centraux donnant un sentiment théâtral. J’avais l’impression qu’un trou noir m’avalait doucement mais sans pitié. Est-ce que vous croyez aux pressentiments ?

La séance entre Fabio et le photographe, Béla a commencé. Nous nous sommes assis autour d’une table ronde et moche, sur des chaises inconfortables, nous avions une atmosphère familiale sans hypocrisie ni snobisme. La femme du photographe s’est présentée aussi, normal, toute la famille est partie prenante de ce travail complexe. Elle était l’assistante de son mari.

Béla et Emese, son épouse ont posé une grande boîte en carton sur la table, pleine de photos, qui représentaient à peu près cinq cent modèles, filles et garçons mélangés. Comme Emese a versé le contenu de la boîte, la table est devenu la terre de Canaan. Des millions de photos dispersées, elles ont ébloui mes yeux. J’étais stupéfait par ce domaine d’art ou plutôt par la beauté masculine, je ne sais pas lequel y a exercé la plus forte influence, j’ai remarqué même les figures féminines. Brune au nez pointu, crâneuse, grande et dominatrice, blond nordique au regard glacé avec des yeux bleus transparents, femme fatale née avec un fouet lancé vers les hommes, latino mal rasé de poils enfumés, impossible d’énumérer combien de types et de styles étaient offerts. Moi, je me suis plongé dans l’océan infini de la joie.

En oubliant les gens autour de moi, j’ai sorti au tirage un portrait d’une fille qui a réveillé mon intérêt. Elle était différente que les autres, très différente. Déjà la photo n’était pas une vrai oeuvre d’art de la photographie et avec son visage et son vêtement totalement ordinaire il m’a chatouillé la langue. « Quel courage pour essayer de devenir un modèle ! », disais je. Personne ne faisait attention à moi, je n’ai pas regardé les autres non plus. « Mais vraiment... est-ce qu’elle est sérieuse à penser qu’un jour elle va réussir, la pauvre ? Il faut faire des efforts pour ça car on ne peut pas construire un bâtiment sans rédaction du projet et sans travail du maçon. Et même si on travaille dur mais qu’on n’a pas de talent, dommage pour l’énergie gaspillée. La vanité gagne très souvent, elle la rend aveugle et l’amène vers le noir profond. Elle n’a pas un miroir chez elle où elle peut se découvrir, se démasquer, s’aviser, se réveiller ? C’est le personnage qui passe en travers du corps des autres sans se culpabiliser, qui fait ce qu’elle veut aveuglement avec l’autorité d’une dictature, incroyable ! » Ensuite je me suis lâché, librement et sans complexe, à tel point que les autres se sont mis à m’écouter plus attentivement. « Mais où est la limite ? Et comment pouvons nous laisser la situation se développer jusqu’à ce point ? Elle doit réévaluer sa mentalité, sa façon de penser, ses pensées, sa vie ! Seulement la critique mais jamais l’autocritique, bravo ! Mais il n’y a personne qui ose lui dire qu’elle est nulle ? » Emese tendit son bras vers moi pour voir ce dont je parlais. En voyant la photo, elle me répondit très doucement avec une petite voix d’intimidité : « C’est ma fille »... Merde, que je ne peux pas fermer ma gueule !

Depuis, je ne me moque plus du physique de personne ! Je veux dire, pas toujours...

15 March 2008

Jouez et gagnez / Play and win / Jàtsz és nyerj


Gagnez deux billets d’avion à Pékin pour les Jeux Olympiques de 2008 ! Il faut répondre aux questions concernant la photo ci-dessous et la poster dans la section "commentaire".
Win two flight tickets to Beijing for the Olympic games for 2008! You have to reply to the questions concerning the photo here below and post it into a comment.
Nyerj két repülôjegyet a 2008-as pekingi Olimpiai Jàtékokra ! Vàlaszolj a következô kérdésekre az alàbbi fotò alapjàn egy kommentàrban.

  • 1. Quel(le) étudiant(e) a l’air ensommeillé(e) ?
  • 1. Which student seems to be tired?
  • 1. Melyik diàk làtszik fàradtnak ?
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  • 2. Quels garçons sont des jumeaux ?
  • 2. Which boys are twins?
  • 2. Mely fiùk ikrek ?
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  • 3. Quelles filles sont les jumelles ?
  • 3. Which girls are twins?
  • 3. Mely lànyok ikrek ?
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  • 4. Combien de femmes y a-t-il ?
  • 4. How many women are there?
  • 4. Hàny nô làthatò a képen ?
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  • 5. Lequel/Laquelle est le professeur ?
  • 5. Who is the teacher?
  • 5. Melyik a tanàr ?

Bon courage !

12 March 2008

Giuseppe, mio amore



C’était un été étouffant de la chaleur. A Budapest, il y a quinze ans. J’étais jeune et fripon. A cette époque là, un ami australien habitait en Hongrie qui est d’origine italo-japonais. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble. Il a porté l’exotisme et une ouverture vers le monde pour moi et moi, je lui ai aidé à l’intégration et dans son travail. J’ai traduis surtout de hongrois à anglais et vice versa.

C’était à l’époque quand les gens pouvaient visiter leurs amis sans prévenir. Un jour brillant, en arrivant spontané chez mon copain Fabio, je me suis trouvé en face de trois de ses copains italiens qui sont venus en Hongrie pour tourisme et pour un peu de travail également. Au premier moment, quand je l’ai vu, mon coeur a commencé battre trop fortement, peut être pour lui signaler que je suis là, seulement pour lui, pour toujours. Je me rappelle bien à mes sentiments, à mes impressions. Il était un dieu roman en cher et os avec sa peau mat de café au lait, avec ses cheveux ébène comme un léopard, un coup d’œil coquin du sang latin. Il est un professeur de droit à une université de Rome.
J’étais si heureux cet après-midi, je me suis senti au ciel, volé loin, très vite, vers une espace inconnue. Comme Ève qui a été charmée par le serpent et quand elle a été attirée par la pomme. Oui, il m’a regardé et laissé sa regarde fixé sur moi. Est-ce que c’est vrai ? Est-ce que j’ai réveillé vraiment son intérêt à moi ? Je veux bien croire qu’il est curieux de ma personnalité, de mes pensées, de ma faiblesse et fautes, de mon talent, de mon physique, gabarit. Je voulais être totalement sûre qu’il m’observe et ce n’est pas mon imagination, mon espérance ou juste une attente forcée.

Et tout un coup, il a tourné vers moi et me demanda : « Qu'est ce que tu vas faire ce soir ? Est-ce que tu as envie de venir dîner avec nous ? » Quelle question hypocrite mais je lui en étais sincèrement reconnaissante, le premier pas vers le Paradis.

Dans les jours venus, j’étais capable de marcher sur les nuages sans tomber. Seulement deux personnes existaient : lui et moi. Je lui ai montré les sites intéressants en valeur, nous avons profité de l’avantage de Budapest, la ville des amoureux. Mais moi, je n’ai rien vu, je n’ai vu que lui.

Le jour de son départ, il m’a pris mes mains et m’a dit : « Promis moi que tu vas venir me visiter à Rome ». Est-ce que la vie lance un jeu cruel pour rigoler ou c’est une véritable chance qui sourie sur moi ? Ça doit être le dernier...

L’attente long de deux semaines, comme une millénaire. Enfin je suis arrivé, je suis une partie de la réalité, difficile à croire : dans deux semaines ( !) je me suis trouvé à l’aéroport de Rome.

Le couloir est interminable. J’ai un sentiment que je ne vais jamais arriver au bout. Mais si, je le vois déjà, je ne peux pas me tromper en voyant sa silhouette, sans doute, c’est lui. J’ai senti la sueur sur mon corps, mon pouls a augmenté au maximum, développant des battements du coeur arythmiques. Avec des millions de choses dans mes pensées, j’ai tourné la scène plusieurs fois pour choisir la meilleur solution. La scène de notre rencontre. Le moment que j’ai tant attendu.

Je me tiens debout quelques mètres en face de lui, je laisse tomber les valises par terre et avec mes mains libres écartées je cours vers lui, comme Sophia Loren vers Marcello Mastroianni, je le serre dans mes bras au point qu’il respire avec difficulté. Le romantisme vit encore ! Je chuchote à son oreille : « Oh, Giuseppe, mio amore !!! » Il rend mon étreinte et me répond, lui aussi, à mon oreille : « Pas Giuseppe, mais Stefano ! » Merde, j’avais oublié son nom...